Le coaching est il l’anesthesie du neo liberalisme?

“La peinture doit lutter pour repousser ce monde qui ne peut qu’assassiner l’invisible” (Juliet, 2020)

Le coaching aussi…

L’impérialisme de la gestion étend son emprise sur le monde. La vérité, même celle de la calculabilité généralisée, ne fait plus sens, elle s’invente autant que de besoin : c’est l’ère des vérités alternatives.

Comment ne pas s’interroger sur le sens du coaching dans les entreprises ? Le grand déni de l’accompagnement réside dans l’occultation du fond sur lequel il se déroule : fond idéologique, fond social historique, fond psychologique.

Ce fond « oublié » s’appelle « le collectif ». C’est lui qu’il s’agit de penser comme une dynamique permanente des désirs et des engagements au sein d’une organisation elle-même prise dans son propre fond.

Seule l’autonomie, c’est-à-dire la création de leurs propres règles par les acteurs eux-mêmes, individus ou groupes, permet d’ouvrir cette dimension.

Comment sortir du coaching « performatif » dont l’objectif est d’amener un collaborateur à réaliser, de fait, le désir de sa direction, pour arriver à un coaching « éthique », au sens d’Aristote, celui de lui dévoiler la liberté de chacun à faire de sa vie une œuvre,

Pour faire advenir une telle conception, il faut le repenser totalement et sortir des dénis, pour retrouver la racine originaire, l’être de l’homme, puis déployer toutes les dimensions de la rencontre dans son écosystème : la vie et l’existence, le langage, le travail, le collectif, la relation, l’institution…

Dans ce livre je n’ai d’autre ambition que d’ouvrir des pistes de réflexion et de te mettre ou de te remettre, toi lecteur, coach mon ami, dans le plaisir de penser, de comprendre, de créer, ce qui seul peut fonder une réalité opérationnelle pertinente, pour irriguer une pratique vivante.

Lucien Lemaire

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