Saint Paul au secours des ZAD ! Trop fort, non?

Les ZAD, ces communautés de défense d’un bien commun, défrayent la chronique. Chacun y va de sa projection, souvent haineuse, pour un phénomène qu’il convient d’abord d’observer puis de mettre en perspective avantde porter un jugement….et peut êre sont elles d’ailleurs les laboratoires d’une vie humaine encore possible.
Et l’aventure Paulinienne, en dévoilant les ressorts du pouvoir et les ressources du temps messianique, contre toute attente, fournit un cadre de pensée stimulant.

Ce n’est pas la loi qui fonde l’appartenance mais l’amour partagé et l’espérance
C’est ainsi que le philosophe italien Georgio Agamben, met en évidence l’aspect théologique au cœur des stratégies de pouvoir contemporaines et puise dans l’exception de l’aventure extraordinaire des premières communautés chrétiennes un modèle d’émancipation.
Lorsqu’Emmanuel Macron dans une gare dit « ici se croisent les premiers de cordée et ceux qui ne sont rien », il ne s’agit pas de la maladresse d’un ego suffisant mais du dévoilement d’un projet politique profond, celui neo totalitaire, la société de contrôle : la mise au rebut des marginaux, des migrants, des précaires, des vieux , des fous…
Lez ZAD sont des lieux de mise à l’épreuve d’une « cosmopolitique » possible (P.Descola) ..sous le regard énergique et inspiré de Paul de Tarse