Raoult, la chloroquine et la « science »: sortir de l’escalade mortifère

Le temps passe, la chloroquine n’est toujours pas autorisée sauf, dans un contre sens qui interroge, pour des malades en phase très sévère, c’est-à-dire lorsque la charge virale est devenue nulle, et donc, l’effet inexistant (ce dont s’est émue l’académie de médecine) . La pathologie résulte alors d’un dérèglement massif du système immunitaire.

Nous sommes typiquement dans ce que les systémiciens appellent une escalade symétrique sans aucune ouverture possible pour tomber d’accord sur un plan d’action cohérent.

Alors j’ai choisi de faire le point sur ce qui fâche et les différentes dimensions du problème.

La situation est complexe car se mêlent les grandes manœuvres politiques, les conflits massifs d’intérêt, les chocs d’ego, les courses à la découverte, et de véritables enjeux de la politique de recherche en France.

1-La question de la validité scientifique :

L’efficacité de chloroquine a-t-elle été prouvée scientifiquement dans les règles de l’art  des méthodologies « conformisantes » en vogue: La réponse est non.

Et le professeur Raoult n’affirme pas le contraire.

Sa démarche  est-elle anti scientifique pour autant, non : Il n’est que d’évoquer Pasteur et le vaccin de la, rage, sauf à renvoyer ce dernier au rang d’alchimiste.

Aujourd’hui, vu le nombre de patients traités qui ont vu leur charge virale diminuer rapidement le doute n’est guère permis.

L’observation directe constitue aussi une démarche scientifique : c’est ce qu’a fait pasteur avec son vaccin

De plus, rabattre la scientificité sur un protocole randomisé en double aveugle est un déni de l’histoire de la science y compris récente.  Les parachutes n’ont pas fait l’objet d’essais randomisés : il va être temps de faire des expériences avec vrai ou faux parachutes !

Ainsi la question méthodologique est à penser dans le cadre d’une réflexion plus vaste celle de l’épistémologie. . Car la science ne pense pas, comme le dit Heidegger, c’est-à-dire qu’elle est incapable de penser ses fondements et ses pratiques…et, surtout pas de remettre en question ses dogmes!

« Avec des aveugles nul  ne peut discuter des couleurs, mais il y a pire que la cécité c’est l’aveuglement qui croit qu’il voit et qu’il voit de la seule façon possible quand c’est justement cette croyance qui lui bouche toute vue » (M.Heidegger)

La méthode n’est pas un fétiche: ceux qui font progresser la science sont ceux qui savent adapter la méthode à l’objet qu’ils étudient.

 » les gens qui n’arrêtent pas de parler de méthodes me font penser à ces personnes qui passent leur temps à essuyer leurs lunettes,  plutôt que de les mettre sur le nez pour y voir plus clair »

Il faut se souvenir que dans tous les cas la certitude n’est pas acquise. En toute rigueur, il faudrait dire systématiquement, pour toutes les publications, tel résultat est valide à tel seuil de probabilité près au lieu de c’est prouvé scientifiquement  !

La provocation atteint son comble, ce qui montre bien que le problème n’est pas la scientificité, lorsque le décret ne l’autorise que dans le cas de malades en phase terminales, là où justement le traitement ne sert plus à rien !

  • Ma position

La question est le ratio bénéfice/risque dans le cadre d’une information éclairée du patient et suite à des résultats expérimentaux factuels (chute de la charge virale)

2-La question de la toxicité :

La molécule est-elle toxique : la réponse est oui elle peut l’être marginalement, essentiellement sur des sujets présentant des co morbidités il faut donc prendre des précautions. Le professeur Raoult n’a jamais dit le contraire.

Il est donc, important d’avoir un suivi médical.

  • Le protocole proposé :

Le professeur Raoult préconise son usage pour des patients qui ne sont pas encore dans une phase de détresse sous surveillance médicale (électrocardiogramme, suivi des paramètres sanguins) donc dans des conditions de sécurité bien meilleurs que lors des 40 ans d’utilisation contre le paludisme.

Ma conclusion

Pris dans les conditions de sécurité préconisée, les risques sont pris en compte et parfaitement gérés par le protocole

3- L’instrumentalisation du comité scientifique

Ce comité scientifique qui se drape aujourd’hui dans sa vertu méthodologique a cautionné sans sourciller les positions successives du gouvernement sur le port du masque et l’absence de nécessité des dépistages systématiques au mépris de tous les avertissements des pays touchés avant nous.

Il faut rappeler que dans ces pays qui ont su  maîtriser  l’épidémie, la politique sanitaire est fondée sur un dépistage systématique et sur le confinement des personnes infectées et de leurs proches.

L’approche que nous avons mis en place, sous couvert de la science, est le contraire : on ne teste que les personnes dont on est quasiment sur qu’elles ont le virus, on confine les porteurs à symptômes légers qui se retrouvent au contact de personnes non infectées…cherchez l’erreur.

Là encore, sauf aveuglement, l’objectif semble bien dans un premier temps de masquer la pénurie de test et dans un deuxième temps de gérer la pénurie de test.

Cette intrication du politique et du scientifique est malsaine et jette le discrédit à la fois sur le comité scientifique et à la fois sur la parole politique.

4-La question des dangers connexes

Après la toxicité, le principal danger connexe invoqué est la pénurie provoquée par le pillage des pharmacies au détriments de tous mais surtout des personnes qui utilisent ce traitement pour des affections graves (lupus…)

Ce danger reste fantasmatique pour deux raisons :

  • Outre les stocks disponibles, la molécule peut être fabriquée en masse très rapidement à des coûts dérisoires
  • Il faut bien sur encadrer la prescription et le premier décret du gouvernement était exemplaire : première prescription dans un centre Covid 19, renouvellement par le médecin de famille.

La pénurie et la crainte de la pénurie a été (délibérément : quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage?)  induite  par la peur   générée par le retour, incompréhensible, à la situation précédente, générant des effets de panique trop prévisibles pour n’avoir pas été recherchés (ce dernier point ’est mon opinion)

5- La question des conflits d’intérêts :

  • Le comité scientifique :

Le dernier comité scientifique mis en place par le gouvernement compte 12 scientifiques :

  • 8 sont des experts confirmés dans le domaine concerné,
  • 6 de ceux-ci travaillent directement pour des laboratoires qui ont des intérêts forts dans le développement des traitements.
  • 4 ne sont pas experts du domaine.

Autrement dit parmi les experts, un seul est à la fois compétent dans les domaines concernés (clinique des maladies infectieuses, virologie, pneumologie, urgence-réanimation, épidémiologie) et neutre.

On peut par ailleurs noter, et c’est très étrange,  qu’il ne comporte personne des petits soldats du terrain: urgentistes, réanimateurs…qui sont les premiers à connaitre leurs besoins!

  • Le professeur Raoult :
    • Aucun conflit d’intérêt direct. Il n’a jamais travaillé de près ou de loin pour un laboratoire privé. Cependant deux laboratoires, Mérieux et Sanofi, ont donné des subventions pour la création de l’IHU de Marseille comme il est devenu courant, en l’absence d’une politique de recherche pugnace, hélas, pour les grands laboratoires de pointe si ils veulent fonctionner.. Sanofi fabrique la Chloroquine qui est un médicament génériquable, d’un coût faible et, donc, peu rentable. Elle a d’autre part choisi d’offrir son stock actuel.
  • Les menaces de mort contre Raoult. : L’enquête est en cours. Le téléphone a été identifié. C’est un appareil mis à la disposition du personnel médical au CHU de Nantes. Ces menaces anonymes coïncident avec un mail très agressif reçu par Raoult d’un professeur du CHU de Nantes ayant de très gros intérêts dans un laboratoire privé majeur lancé dans la course au traitement.

 

  • La question des publications :

Certes les publications de l’IHU ne se sont pas faites, cette fois ci,  dans les grandes revues. Et celle choisie intègre un membre de l’IHU dans son comité de lecture.

Il faut rappeler qu’en terme de publication, en terme de citations,  l’IHU tient la tète de la science française.

Je pense que le choix de cette revue est plus d’ordre de la précaution que d’ordre scientifique. Compte tenu du climat délétère actuel, il s’agit de laisser une trace des résultats quitte à publier plus tard des résultats canoniques dans une revue plus prestigieuse.

  • Inserm/versus IHU

Il y a un conflit majeur qui concerne le rapport université/recherche/hôpital. Le professeur Raoult défendant les IHU (recherche/hôpital) contre le projet de l’INSERM dirigée par le mari de Mme Busyn, Monsieur Levy (pour le coup gros conflit d’intérêt concernant sa réélection à la tête de l’iNSERM), voulant assurer l’hégémonie centralisatrice  de l’INSERM sur la recherche et la mise au pas des IHU.

Cela a entraîné la diminution presque de moitié des subventions accordées à l’IHU.

  • La gestion de l’IHU

Aucun font l’hypothèse de conflits d’intérêts, concernant la location d’un étage de l’IHU à un l’IRD, un autre etablissement publique, dirigé par Jean Paul Moati mari de mme Obaldia présidente de l’IHU.  à des conditions préférentielles. Quoiqu’il en soit, il s’agit d’arrangements, si arrangements il y a, entre établissements publiques et de toute façon  cela ne concerne pas directement le professeur Raoult.

  • Ma conclusion :

Il est difficile pour la plupart des membres du comité scientifique de tenir une véritable neutralité. Pour certains ils ont des intérêts puissants à défendre les stratégies de recherche des labos auxquels ils collaborent. Le professeur Raoult n’a aucun intérêt personnel dans la diffusion de son traitement.

Reste les grandes manœuvres pour construire et faire vivre un labo de cette taille et de ce niveau dans un contexte de paupérisation et de la recherche et de l’enseignement.

5-La communication :

Nous assistons à une guerre de communiqués et à une escalade symétrique.

  • Le professeur Raoult :

Il utilise une forme de communication agressive, souvent elliptique, toujours provocante et qui peut choquer et produire des réactions. À sa décharge il fait face à une campagne de dénigrement hors du commun.

Raoult aime la bagarre, il ne la cherche pas forcement, en tout cas, il la trouve, même si cela ne le sert pas forcement. Il est parfois imprudent et s’aventure d’une manière hasardeuse  sur des terrains qui ne sont pas les siens.

 

Cependant on trouve sur son site des pré papers, à disposition de tous,  tout a fait sérieux qui annoncent f actuellement les résultats;

  • Les média :

Je ne parle ici que de France Inter et de France 2 (je n’écoute pas les autres) : l’information est partisane contre Raoult, au point même que le décret, rapidement amendé, autorisant l’utilisation encadrée de la chloroquine, n’a pas été évoqué au journal de France 2, au point ou  ni Raoult, ni l’IHU ne sont nommés (un hôpital de Marseille, sic)  au JT avec toujours les mêmes arguments. On entend jamais ou très marginalement ceux qui souhaitent l’autorisation de la chloroquine.

Un exemple paradigmatique:

France Inter communique (Demorand, Salamé): 5 mort avec la chloroquine. Ouaoooh

  • Si l’on est factuel, comme devrait l’être tout journaliste,  l’ARS signalait 30 morts avec les traitements d’essai du coronavirus dont 5 avaient pris de la chloroquine.
  • Sur les 5 qui ont pris de la chloroquine 3 l’ont pris sur prescription de complaisance hors surveillance prévue dans le protocole de l’IHU,
  • 1 décès que l’on ne peut attribuer  avec certitude à la chloroquine du fait de co-morbidités importantes non détectées
  • Il en reste un seul: sans doute celui signalé par le professeur Raoult.

Alors des 25 autres décès pas un mot…cette instrumentalisation de la rédaction du 7/9 est troublante. Il aura fallu attendre ce jour 3 avril, pour qu’une chronique reconnaisse dans l’histoire des masques une manipulation d’état.

  • Le gouvernement :

D’une manière générale, communication opportuniste et auto justificative. Il dit quelque chose un jour et con contraire le lendemain : cela ne prédispose pas l’opinion à la confiance. Les arguments sont tronqués essayant de faire passer Raoult…et son équipe, pour des irresponsables.

  • Les groupes d’usagers ou de médecins :

La tentation est grande de filtrer les positions des uns et des autres d’une manière manichéenne.

Certains professeurs, à partir de la même position sur le caractère encore partielle des études, et non des moindre souhaitent l’utiliser dés maintenant d’autres dénoncent le charlatanisme, des associations de médecin demandent au gouvernement l’ouverture aux médecins généralistes, d’autres dénoncent des positions non scientifiques.

 La bataille des communiqués à partir d’un même constat montre que la question n’est pas scientifique mais désormais politique et éthique.

D’une manière générale tous les coups sont permis ; l’exemple de la toxicité évoquée est exemplaire, comme si le Professeur Raoult ne la connaissant pas ou ne l’avait pas pris en compte et comme s’il y y avait pas le recul de millions d’utilisateurs

6- Les affaires :

Des accusations de harcèlement sexuels, qui ne concernent pas Raoult, il faut le rappeler car certains souhaitent manifestement entretenir l’ambiguïté, ont été avérés de la part d’un professeur de l’institut. Celui-ci a fait l’objet dans un premier temps de mesures administratives puis d’une radiation de la fonction publique.

7- La question de la décision

J’ai rappelé dans un post elliptique, la phrase d’Heidegger « la science ne pense pas ». Cela ne veut évidemment pas dire que le travail scientifique n’est pas intelligent mais que la science ne peut pas penser sa pratique et son objet à l’intérieur de la science elle-même.

C’est même le mode de nihilisme du monde contemporain que de faire de la science, c’est-à-dire de l’objectivité, de la vision du monde comme rationnel, comme réalité à élucider, le seul critère des choix humains.

C’est, donc, selon les trois dimensions de l’éthique, du politique, de la philosophie, qu’il faut éclairer la question.

  • Le point de vue éthique/philosophique
    • Dans un premier temps, il est fructueux de ranimer le vieux débat : éthique de conviction contre éthique de responsabilité.
      • L’éthique de conviction, c’est l’éthique droit dans ses bottes : je ne mens jamais, si je cache un résistant et qu’on me le demande, je confirme la mort dans l’âme que je cache bien un résistant.
      • L’éthique de responsabilité, prend en compte les valeurs mais les met en perspective avec les enjeux et conséquences possibles.
    • Dans un second et plus proche de l’ethos grec ou de l’éthique chez Paul Ricoeur, la belle définition d’Alain Badiou : « l’éthique, c’est être fidèle à la vérité de l’événement ».
  • L’événement fait crise :

« La crise révèle l’existence en ce que par elle le sujet se trouve placé devant une tâche : la suppression de sa forme finie. Cette mise en demeure est une contrainte à l’impossible. À l’impossible nul n’est tenu sauf, précisément, l’existant qui ne peut être, au regard de l’étant, qu’impossible. Car jamais l’étant pris en lui-même ne peut donner lieu à la contradiction constitutive de l’existence : d’être hors de soi sans avoir à en sortir.» (H.Maldiney)

Il nous appartient donc de faire face en remettant en cause nos schémas de pensée, nos paradigmes. En sautant dans le vide. Cette disruption est éclairée par l’éthique de responsabilité qui, contrairement à l’éthique de conviction, ne rigidifie pas les conduites mais donne à penser et ouvre à la  liberté

  • La question politique :

Elle est ici fondamentale car elle pose la question de la prise de décision. Soit, cette décision est déléguée à l’oligarchie, les experts médicaux, scientifiques, politiques soit elle est prise par le peuple éclairé par les experts et c’est le projet démocratique tel qu’il s’est exercé dans la Grèce du IVe siècle.

Même si nous n’avons pas les conditions réunies pour la démocratie, en comprendre les enjeux permet d’éclairer notre opinion : Je rappelle les principes de la démocratie  telle qu’elle s’exerçait à Athéne

  • C’est le peuple qui gouverne, pas ses représentants
  • C’est le peuple qui gouverne, pas les experts
  • C’est la communauté qui gouverne pas l’état
  • L’institution peut être collectivement remise en cause à tout moment
  • La démocratie est, donc, un système politique qui présuppose l’autonomie des citoyens (autos Nomos : qui décide de ses propre règles)
  • Les grecs ne nient pas la nécessité d’avoir recours à des compétences particulières ni celle d’avoir un peuple responsable : c’est le sens de l’importance primordiale qu’ils attachent à l’éducation : “Paideia”:

Je revendique, en tant que citoyen éclairé, le droit de participer aux grandes décisions qui nous concernent.

8-Ma position :

Nous vivons un événement au sens de Badiou et de Maldiney qui met à mal nos certitude et nous oblige à prendre des positions irréductibles à toute compréhension antérieure.

Mes critères :

  1. Nous vivons une crise exceptionnelle
  2. La situation est dramatique et génère de nombreux décès.
  3. Chaque jour qui passe semble bien renforcer les succès de l’extraordinaire effort de l’IHU : plus de 60000 personnes testés, 2500 positives et traités avec des résultats exceptionnels
  4. La chloroquine sans avoir été validée dans les règles de la bureaucratie académique, propose un traitement chaque jour plus prometteur
  5. Si elle se révèle inefficace, elle n’aura pas provoqué plus de décès pour un risque connu et maitrisé
  6. Attendre la validation en double aveugle randomisé ne garantit pas plus de scientificité et  en période de crise pose la question éthique du sacrifice de l’échantillon témoin sans qu’il ait été informé   nominativement qu’il reçoit un placebo (éthique contre méthodologie)
  7. Si elle se révèle efficace alors le bénéfice est immense.
  8. Ne pas la donner, c’est priver les patients d’un traitement (potentiellement) efficace au risque de nombreux décès

Alors pour moi le doute n’est pas permis.

Il est urgent d’organiser la généralisation de ce protocole dans des conditions de sécurité médicale :

  • Prescription après test dans les centres COVID19 (la question des tests est encore une question politico économique
  • Suivi et renouvellement par les médecins traitants après consentement éclairé*
  • Évaluation régulière dans les centres spécialisés.

Par cette démarche, j’espère avoir réussi à montrer qu’il est possible de fonder un choix éclairé sans être expert du domaine et en sortant de l’escalade symétrique.

 

*Consentement éclairé : il s’agit d’informer objectivement le patient des risques et de l’etat des connaissances sur cette molécule.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La

2 réflexions sur “Raoult, la chloroquine et la « science »: sortir de l’escalade mortifère

  1. DENIS Paul

    Ce sont des propos de gilet jaune de la réflexion : si le peuple dit qu’il faut prescrire la chloroquine il faut la prescrire. Et pour tous les autres traitements farfelus qui ont été proposés ?
    L’auteur est persuadé que la chloroquine sert à quelque chose car il se sent fait du même bois que Raoult.
    La chloroquine est utilisée dans le Lupus érythémateux disséminé pour son action « anti pro inflammatoire » autrement dit pour une forme d’action anti-inflammatoire . Et les anti inflammatoires sont contre-indiqués dans les infections à corona virus. La chloroqine est donc potentiellement dangereuse pour les sujets infestés par le covid19. Scandale d’état si l’on s’aperçoit que l’effet anti-inflammatoire de la chloroquine est dangereux ? Scandale de la démocratie?.
    P. Denis
    Ancien Interne des Hôpitaux de Paris

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    1. lucienlemaire

      Pour un scientifique, il semblerait que vous ne sachiez pas lire vu la manière dont vous déformez mon texte et mes propos., Je reste d’ailleurs pantois de tant de contre sens, d’approximations, de raccourcis. Il semble bien que les passions tristes vous aient empêches de lire ou de comprendre mon texte.

      Effectivement je pense que compte tenu des avis divergents, des essais en cours, des résultats partiels, la question est à la fois éthique et politique…si vous pensez que le professeur Juvin, le professeur Perrones, entre autres, sont des empoisonneurs farfelus! je vous laisse la responsabilité de votre jugement.

      Vous préférez disqualifier les pensées qui ne vous conviennent pas et ne vous en déplaise, éclairés par les scientifiques, qui ne sont pas la science!, , les citoyens ont le droit de se prononcer.

      C’est votre véhémence qui pose question. Vous me dites que je suis du bois de Raoult, pour moi c’est plutôt un compliment , mais je n’en demande pas tant. Je vous souhaite de réussir une aussi belle réalisation que l’IHU et de constituer autour de vous une équipe d’un tel niveau!

      En tout cas, il teste chaque jour 800 personnes…soit 53000 depuis le début, les positifs sont traités et suivi avec des résultats probants de chute la charge virale. Je ne doute pas de vos arguments de spécialiste, mais posez la question là où elle doit être posée pour confronter votre point de vue et vérifiez les données et protocoles sur le site de l’IHU qui les actualise tous les jours. ça c’est une démarche raisonnable et judicieuse. mais je m’interroge…d’autant plus que le « comité » scientifique l’autorise en phase terminale lorsque justement la réaction immunitaire pathogène est à son comble et que la charge virale est nulle.

      Alors là vous avez raison, c’est un vrai scandale. comme l’a souligné l’académie de médecine.

      Cherchez l’erreur mais je vous laisse vous débrouiller entre vous. car c’est la toxicité cardiaque et rétinienne qui est invoqué par les anti Raoult, et les faiblesses méthodologiques, pas un flambage de la maladie qui n’a, à ce jour pas été observé…

      Dans tous les cas, les arguments d’autorités ne sont pas des arguments..
      Dieu nous garde de mettre les scientifiques au pouvoir.

      Lucien Lemaire
      Gilet jaune putatif et Master en mathématiques, master en psychologie, MBA
      Diplômé de l’Institut de Statistique des universités paris – CES statistique appliquée à la médecine et à la biologie médicale – option épidémiologie

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