VOL AU DESSUS D’UN NID DE COUCOU!

Nous étions 25 professionnels de l’hôpital de Montfavet, réunis pour un Café Éthique autour d’une question qui fait un peu mal — mais une bonne sorte de mal, un mal qui fait du bien :

« 𝐐𝐮’𝐞𝐬𝐭-𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐣𝐞 𝐟𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐚̀ ? 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐮𝐧 𝐜̧𝐚 𝐯𝐚 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐢 ? »

En deux heures, quelque chose s’est produit.

Des personnes habituées à travailler côte à côte ont parlé autrement — de ce qui les anime, de ce qui les épuise, de ce qu’elles voudraient que l’institution soit et qu’elle ne sait pas encore être.

Les dessins collectifs ont révélé des tensions que personne n’aurait nommées en réunion. Le débat a tenu ensemble trois dimensions souvent séparées : 𝐬𝐨𝐢, 𝐥’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞, 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧.

Ce travail a compté, ce travail compte, ce travail comptera. Il mobilise personnellement et collectivement. Et il ouvre des pistes concrètes que nous allons continuer à explorer ensemble dans les prochains cafés.

Vingt‑cinq personnes. Une question. Du chemin. De celui qui se crée en marchant….. avec, pour élaborer et mettre en perspective, la présence de penseurs importants dont la pensée est toujours vivante et nous convoque, nous oblige, nous mobilise, jusque dans l’acceptation et le dépassement des tensions.

Je rappelle que ces cafés se tiennent à l’hôpital psychiatrique de Montfavet, mais sont ouverts à tous ceux qui souhaitent explorer « la réalité sociologique du fait psychiatrique » pour reprendre le titre d’une uv fondatrice que j’avais suivi en 1970 à l’Université de Vincennes!

…Et puis et puis, il faut bien le dire: qu’est-ce que ça fait du bien de rencontrer des personnes qui acceptent de se mettre en question, ne disqualifient pas leurs interlocuteurs, s’essaient à contextualiser leurs positions, acceptent des points de vue antagonistes en travaillant à leur dépassement…

… C’est ça l’éthique relationnelle

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