Souvenirs, souvenirs: de quelques réfléxions sur l’Aïkido….

080416057_2810-23-17-29-49_29En faisant du rangement sur mon ordinateur, je tombe sur ce texte de travail que j’avais rédigé en préparation du synopsis du film sur le travail de Roberto Arnulfo, « L’Aikido ou la spirale universelle », sorti en DVD , DVD que je conseille de visionner car il développe  des points de vue passionnant sur la transmission, l’apprentissage, l’engagement, l’éthique  martiale dans une forme agréable avec des images d’archives étonnantes!.

Cela fait plus de dix ans maintenant, 15 d’ailleurs cette année, mais je ne renie pas ces quelques notes prémisses de notre belle aventure.

Je pense que cela concerne aussi les coachs tant dans leur pratique que dans l’apprentissage.

Alors je vous le soumets en état, c’est à dire un peu en vrac!

PLAN DE TRAVAIL

Quatre axes à développer.

D’abord les deux axes majeurs qui développent une métaphore profonde:

  • Aikido et musique
  • Aikido et artisanat

Puis un axe transversal qui vient se nouer à plusieurs reprises avec les deux précédents:

  • Aïkido et violence

L’Aïkido s’inscrit dans une histoire (y compris en France). Il est possible d’insérer quelques images de vieux films.

AIKIDO et VIOLENCE

La violence est aujourd’hui un phénomène incontournable qu’il faut bien prendre en compte. Elle est liée, sans rentrer dans le détail, à une perte du lien social. Toute activité qui va favoriser le rétablissement de ce lien participe à la restructuration sociale et, donc, à la lutte contre la violence.

  • Les arts martiaux ont quel que chose à dire à ce sujet.

Au premier chef, il semble à priori (qu’on se reporte au succès des film de kung fu) qu’ils participent à la spectacularisation de la violence. Ce n’est voir là que l’extérieur des choses; la mise en image que notre société veut bien en faire. L’expérience de la pratique est tout autre car elle introduit à une culture profonde basée sur le goût de l’effort, le respect de l’autre, la persévérance. Ces qualités sont à l’opposé du libre jeu du  principe de plaisir.

  • Les arts martiaux imposent d’emblée un retour à une loi :

 

l’étiquette:

L’importance du rituel apparaît dès l’entrée dans le DOJO : la manière de s’habiller, de monter sur le tatami,  la cérémonie du salut au kamiza (la photo du maître), enfin, les saluts au professeur puis à ses partenaires à chaque exercice.

Tant de rites peut choquer. Cependant, ils apparaîssent  vite indispensables (il suffit d’avoir pratiquer dans un club laxiste pour comprendre la différence de qualité des pratiques) :

  • ils permettent de marquer une rupture entre le monde extérieur et le dojo,
  • ils inscrivent chaque pratiquant dans une filiation,
  • Enfin, ils règlent les problèmes de rapport sur le tapis indiquant par là que tout apprentissage implique  forcement l’acceptation d’une hiérarchie implicite librement consentie (voir le compagnonnage).

On retrouve là, bien sûr, tous les éléments de l’acceptation de la loi qui conduit à le resocialisation. On peut noter d’ailleurs qu’à l’intérieur du Dojo ce n’est pas la loi du plus fort qui règne mais la reconnaissance de l’ancienneté, de l’investissement dans le travail, de la sincérité de la pratique.

L’apprentissage de l’humilité :

Au delà de l’étiquette, les arts martiaux développent la persévérance. La première expérience de tout pratiquant est de faire le constat que les techniques si simples à regarder sont très difficiles à mettre en pratique et qu’il faut beaucoup d’années d’entraînement pour prétendre à une forme d’efficacité….c’est précisément à ce moment là que cela n’intéresse plus le pratiquant.

L’apprentissage de la simplicité :

De ce point de vue, l’Aikido est exemplaire par la complexité apparente de ses techniques. Il faut se battre longtemps avec ses propres difficultés motrices avant de comprendre la simplicité profonde des mouvements. Le travail avec les anciens permet d’expérimenter que, fait tout à fait incroyable, l’efficacité et la puissance nait de la décontraction du corps et du calme de l’esprit.

L’expérimentation de la violence :

Parce que les mouvements d’Aikido vont, la plupart du temps dans le sens anatomique, ils autorisent, sans risque grave, une expression  encadrée de l’énergie, voire de la violence. Cette mise en scène concertée permet de se confronter d’une manière parfois très réaliste à ses problèmes relationnels et d’expérimenter son agressivité. Il reste, ainsi, une chance de la dépasser.

La prise de conscience :

Ainsi, pour peu que le pratiquant accepte de persévérer, il va naturellement comprendre l’essence des arts martiaux: être toujours prêt pour ne pas avoir à se battre.

 

AIKIDO ET MUSIQUE:

Éduquer son corps pour être à l’aise :

Le musicien va faire des exercices pour entraîner, délier les doigts, assouplir les épaules, apprendre à respirer.

Le pratiquant doit d’abord s’assouplir. Il doit apprendre le relâchement musculaire afin de trouver l’effort « juste ».

Puis, comme un chanteur,  il doit s’exercer à respirer, non pas, ici, pour placer sa voix, mais pour placer son bassin sans lequel il n’y a pas d’équilibre possible. Les exercices vont à l’amener à la position juste (celle qui libère le diaphragme). Il va devoir, ensuite, coordonner sa respiration avec ses mouvements.

Pendant ce temps, il doit apprendre les chutes (Ukemi) ; L’importance de ces dernières est primordiale. C’est, bien sur, une protection qui va autoriser une pratique très engagée sans danger. Mais c’est surtout l’éducation de la sensibilité au partenaire (le sens du moment juste), de la perception et du contrôle de son corps dans l’espace.

 

Faire des gammes avant de jouer Mozart/ travailler avec ténacité les mouvements de base :

Une fois son corps entraîné, il doit apprendre les rudiments de la syntaxe de son nouveau langage. Comme un musicien fait ses gammes, le pratiquant va longuement répéter les mouvements de base. Son corps va, dans un premier temps,  « se désintoxiquer » des mauvaises habitudes pour intégrer un code nouveau. Les mouvements de base sur les attaques formelles sont les premières gammes du pratiquant. Il devra les répéter inlassablement tout au long de sa vie.

Comme le musicien imprime sa sensibilité même dans l’exercice des gammes, le pratiquant doit trouver à l’intérieur du cadre qui lui est désormais familier à exprimer sa sensibilité propre (rythme, mélodie).

Les variations :

Après les gammes, le musicien s’exerce sur des thèmes simples dont il pourra proposer plusieurs variations de manière à travailler sa propre sensibilité.

De même le pratiquant va commencer à travailler quelques variations (on dira applications) autour des mouvements de base.

L’Art de la fugue

Certaines fugues de Bach donne une impression de circularité, l’Aikidoka doit trouver à s’exprimer à travers des cercles, toujours différents,  qui se combinent dans toutes les dimensions. Tout l’Aikido s’organise autour de la spirale de manière à ce que les forces en présences soient tour à tour tangentielles, centrifuges ou centripètes.

C’est de la maîtrise du mouvement circulaire que nait l’aisance du mouvement quelque soit par ailleurs, la force ou le poids du partenaire.

Les débuts de l’expression:

De même qu’il y a une infinité de manière de jouer un morceau de musique (en fonction du lieu, de l’instrument, de son état intérieur..), de même il y a une infinité de manière d’exécuter un mouvement d’Aikido (en fonction des partenaires en présence, du timing des attaques, des distances en jeu…).

L’apprentissage de tous les mouvements, mais encore plus des mouvements d’application, nécessite, d’abord, un déchiffrage, puis le travail des passages difficiles qui devra se faire dans la lenteur. Enfin, après l’étude des enchaînements partiels, il est possible de comprendre le travail sur la globalité du mouvement. Ce n’est qu’après la maîtrise complète du texte que la sensibilité va pouvoir s’exprimer à travers les variations de rythme, de vitesse, de puissance.

Ainsi, il convient de ne pas escamoter les passages difficiles et de rechercher d’abord la lenteur pour  arriver à la forme exact.

L’improvisation:

Toute improvisation nait de la disponibilité absolue. Elle s’appuie d’une part sur une technique suffisamment irréprochable pour pouvoir en sortir. Le pratiquant ne doit plus attendre des formes d’attaque stéréotypées mais au contraire s’adapter en permanence à son partenaire. Cette adaptation n’est pas une soumission aux événements. Le pratiquant, par son initiative et sa capacité d’anticipation, canalise les attaques. La perception instantanée du temps juste et , corrélativement, de la distance juste devient absolument fondamentale. L’aisance apparente surgit du mouvement lorsque la synchronisation des attaques, prises et contre prises s’enchaînent comme deux engrenages qui se mettent en mouvement simultanément. L’Aikido devient pur mouvement.

Le travail d’orchestre:

Le rôle du Chef d’orchestre consiste en premier lieu à coordonner un ensemble de musiciens puis en second lieu à imprimer à la formation sa sensibilité propre tout en restant dans le cadre de l’oeuvre.

Le travail de  randori (c’est à dire le combat simulé) avec plusieurs partenaires se construit d’une manière semblable. Dans le temps de l’apprentissage, l’objectif est d’affiner sa sensibilité et de comprendre son propre rythme. C’est la répétition dans la lenteur mais la continuité qui va permettre au pratiquant de le trouver puis de s’imposer comme centre inéluctable de tout mouvement. Le randori nécessite, au delà de toute technique, un sens de l’anticipation qui n’est pas purement magique mais se construit à partie d’une vigilance sans faille en imposant son propre mouvement. Il faut alors « oublier la technique » au profit de positions justes qui permettent d’accueillir « naturellement » toutes les attaques possibles du partenaire.

C’est pourquoi, de même que le Chef d’Orchestre, va travailler d’une manière privilégiée les transitions entre mouvement, de même le pratiquant va s’attacher à travailler plus précisément le passage d’un partenaire à l’autre. Ce passage doit en effet, se faire, en fonction de la place respective des adversaires et nécessite une perception  instantanée de ces positions.

Aikido et artisanat

Il y a plus qu’une analogie entre l’apprentissage d’une technique artisanale et l’Aikido. L’artisan appuie sa création sur un geste juste, répété des milliers de fois jusqu’à l’intégration complète. L’apprentissage se fait dans l’humilité et le respect des anciens.

La perfection du geste conduit à une grande économie de l’énergie. Si le geste s’étudie en premier temps à travers une mécanique simple (position du corps, bras de levier, force centrifuge, stabilité…), le travail de l’expression peut s’effectuer dans un second temps, une fois cette « hygiène » nécessaire intégrée. On a largement vu plus haut qu’il en était de même en Aikido. L’appropriation du geste conduit, alors, à un état de plénitude spirituelle, de « libération » que l’on retrouve dans l’art martial.

Il y a sans doute plus qu’une similitude entre les rites et modes d’apprentissages en vigueur dans les corporations traditionnelles (Compagnons), qui construisent tout travail spirituel sur l’appropriation d’un travail corporel  et sa compréhension profonde, et la vie du Dojo où l’étude répétée du mouvement conduit à une intuition immédiate des forces de l’univers.

Éléments pour une compréhension de l’Aikido

1-    L’AIKIDO est un Art Martial qui a une histoire, une histoire liée à la violence :

– relier la technique aux affrontements des samouraï en armure (saisies, sens des attaques)

– évolution : de l’agression à la convention (le sens des attaques formelles = l’apprentissage)

– reste un art martial où il est question de la mort :

– de la mort des autres dans l’Aikido primitif jusqu’à une réflexion sur la sienne dans l’Aikido contemporain  (influence du Zen)

– l’Aïkido doit rester martial : la vigilance

– les techniques d’Aikido sont issues du maniement des armes (il est possible à tout moment de montrer la relation entre les disciplines) :

=> travail des positions (en particulier les armes permettent de travailler seul)

=> enrichissement mutuel des techniques

– passage à l’Universel :

-> l’Aikido, c’est créer l’harmonie avec quelqu’un qui n’en veut pas,

-> l’Aikido est un mode de relation où la non violence relative a raison de  la violence

(Principe de l’esquive)

 

2-l’Aïkido.n’est pas une discipline ésotérique ou magique mais s’appuie d’abord sur une appréhension juste des forces mécaniques :

– le bras de levier et la réalité anatomique (position des centres de gravité, anatomie des articulations, points douloureux)

– les forces centrifuges, centripètes, tangentielles et leur transformation réciproque (la puissance des mouvements circulaires) :

-> tous les mouvements font appel au cercle (dans un plan) puis à la spirale (cercles avec changement de plan)

-> la métaphore de la pelote de laine (à partir d’un mouvement de base il est possible de le décliner en inscrivant sa trajectoire dans tous les plans possibles)

– le principe d’inertie (il est plus facile de dévier une trajectoire que de mettre un corps en mouvement),

– le principe d’action/réaction qui lie les deux partenaires :

– toute action de l’un est immédiatement suivi d’une réaction de l’autre (cela est l’une des bases de l’Aikido mais, aussi, une des causes de sa difficulté car  peut entraîner des mouvements parasites si non maîtrisé),

3-    L’Aikido nécessite un apprentissage par étapes:

Les trois « phases » ou la progression de toute une vie:

La phase « solide »:

Les saisies sont réelles et le dégagement nécessite une mise en œuvre des forces mécaniques :

=> apprentissage des positions « justes » (sa propre position, sa position par rapport au partenaire)

=> la répétition du mouvement conduit à son intériorisation

=> les mouvement font appel à la douleur (articulations, points douloureux)

=> c’est celui qui exécute la technique qui crée la mise en mouvement

La phase « liquide » :

Début de la synchronisation du travail avec le partenaire :

– plus d’opposition mais une déviation des trajectoire dans un mouvement continue :

– les partenaires sont obligés de coopérer (voir travail d’UKE),

– il est possible d’enchaîner les mouvements sans heurts,

-=>début du travail de contreprise  (prises et contreprises doivent s’organiser comme des engrenages)

– le travail se fait en synchronisation parfaite avec le partenaire  (possible que parce que les positions « solides » ont été travaillées suffisamment longtemps

=> C’est l’attaquant qui induit le mouvement,

=> Celui qui effectue la technique conduit le mouvement sur une trajectoire qui favorise  son accélération (cercle, spirale, vague),

– pour achever un mouvement il faut créer une dissymétrie :

=>cela est possible en créant une opportunité (principe de l’enfoncement d’une porte ouverte),

=> on enrichit l’esquive synchrone par une mise en déséquilibre discrète du partenaire (on propose, d’abord, une relation symétrique au partenaire qui s’engage dans l’action,  pour la briser à peine le mouvement  engagé : l’attaquant est obligé quasiment psychologiquement de rester dans sa logique initiale),

– l’approche du travail « énergétique » :

– le pratiquant constate que cette forme de travail (la forme liquide) n’est possible qu’à travers une décontraction (une disponibilité)de plus en plus grande : chaque heurt est sanctionné par une réaction défensive (parasite) du partenaire,

– la décontraction n’est pas le relâchement : c’est la tonicité juste (métaphore du tuyau d’eau),

– perception du « ki » comme sensation d’une énergie (attention à ne pas mystifier)

la phase « gazeuse » :

C’est l’aboutissement de l’Aikido. Il n’y a plus de technique mais une pure anticipation des intentions du partenaire. Si peu de gens sont arrivés à cet état, il est cependant possible de le travailler voire de l’expérimenter lorsque un mouvement est parfaitement juste et devient « magique » (en général, les deux partenaires s’en souviennent) :

– travail sur l’anticipation de l’intention du partenaire,

– travail sur la mise dans le vide (offrir un point d’appui que l’on retire dans le temps juste),

– travail sur l’appréhension global des situations qui permet de développer son intuition,

– ce travail n’est possible que si le mental est en état de calme parfait et surtout pas dans l’anticipation d’un mouvement qui n’existe pas encore (c’est en cela que l’Aikido conduit à un travail spirituel car il exige, dans son aboutissement, la mort de l’ego)

 

4- le temps et la distance :

Tout le travail de l’Aikido est un apprentissage du temps juste et, donc, de la distance juste (il n’y a pas de différence) :

– notion de sphère individuelle dont le centre est le Hara et le rayon la longueur des bras :

=> rien ne doit pénétrer à l’intérieur de cette sphère,

=> toute intrusion est déviée, d’abord, tangentiellement à cette sphère,

=> la distance minimale entre deux partenaires est la distance qui maintient les deux sphères tangentes (même s’il est toujours possible de faire quelque chose à des distances plus courtes mais la situation devient terriblement précaire),

– notion d’instant exact :

– avant : le partenaire peux adapter son attaque,

– après : il est trop tard.

– l’instant juste est relatif au degré de maturité du pratiquant :

– synchronisation sur le mouvement physique pour un bon pratiquant,

– synchronisation sur la perception de l’intention pour un Maître.

– Rapidité/lenteur :

– l’apprentissage doit se faire à travers des mouvements amples et lents rythmés par la respiration,

– le pratiquant avancé doit créer son rythme (à partir de la rencontre, sans heurt, des deux mouvements, il est possible, et souhaitable !, d’imposer son rythme à son partenaire),

– même les mouvements rapides doivent rester circulaires (principe de non opposition et de déviation de la trajectoire, principe de la toupie),

5-    L’Aikido sans forme ou l’utilisation pure de la force du partenaire,

Il existe une catégorie de mouvements (les kokyu nage) à la limite de la technique et qui mettent en jeu uniquement les grands principes :

– temps juste,

– disponibilité absolue,

– amplification de la force du partenaire,

– conduite de trajectoire continue qui s’organise autour du centre de gravité de celui qui fait la technique.

Ces mouvement permettent de développer la perception de la relation avec le partenaire et de commencer à dépasser les simples principes mécaniques (qui sont cependant toujours à l’œuvre !).

6-    L’appréhension des situations globales : le randori à un ou plusieurs partenaires

Le randori est travail libre. Il peut être souple ou plus martial. souple. Le ou les  partenaire ont le choix des attaques et de leur cadence.

L’intérêt de ce travail est de développer, au delà de toute tentative d’anticipation par le mental, la perception instantanée de la situation. Il n’y a plus de place pour la réflexion mais pour une unité de la pensée et de l’action, du corps et de l’esprit.

Le travail avec plusieurs partenaires s’appuie, avant tout, sur des principes de bon sens :

– être toujours à l’extérieur des adversaires  (ne pas se laisser enfermer),

– s’occuper d’abord du plus dangereux,

– utiliser l’un pour gêner les autres,

– rester très mobile.

L’expérience montre cependant que cela nécessite un apprentissage de la sensibilité et une bonne maîtrise technique :

– développement de l’appréhension globale d’une situation dans toutes ses dimensions (stratégiques, mécaniques, psychologiques, énergétiques),

– la capacité à conserver pendant toute l’action des positions justes qui, seules, garantissent une vulnérabilité minimale.,

– capacité d’anticipation et rythme menace/action (menacer l’un et s’occuper de l’autre).

7-    Le travail de celui qui subit (UKE) :

– vigilance et présence,

Celui qui subit n’est pas un jouet passif et consentant. Il reste disponible et martial. Il doit contrôler en permanence  sa position relative par rapport à son partenaire afin d’évaluer ses chances de sortir de l’action.(par un atemi, une contreprise ou la chute)

– disponibilité n’est pas complaisance :

il faut aider le partenaire à travailler (en fonction des maturités réciproques) mais ne pas s’offrir en anticipant car dans ces conditions aucun des deux partenaires ne travaille.

– la disponibilité (en suivant le mouvement exact du partenaire) est une éducation (c’est même la principale) de la sensibilité aux rapports de force et de la perception des corps dans l’espace.

– la chute est la dernière issue du mouvement. Elle n’arrive que parce que la logique de la technique (douleur, armlock, déséquilibre…)  a pu être menée jusqu’au bout,

– enfin, pour trouver des opportunités de sortie, travailler les contreprises il faut être exact dans toute la dynamique du mouvement.

Lucien Lemaire

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