Amish, A mi chemin?

.

Amish, Amish vous avez dit Amish…

Jupiter tonne, non nous ne vivrons pas comme des Amish en revenant à la lampe à huile…

Mais Jupiter se trompe de cible. Les Amish ne sont pas contre la technologie mais ils se réservent le droit de l’évaluer et de choisir en fonction de leurs valeurs, de leur projet de société.. Plutôt raisonnable, non ?  Remettre la technologie à sa juste place!

Ils disqualifient, aussi, la compétition pour encourager la coopération, voilà qui fait désordre dans le monde néo libéral.

Et si c’etait le minimum pour poser les bases d’une vrai démocratie?

En tout cas, ça leur réussit puisqu’ils ont une espérance de vie hors norme…

Au fond ce que ne veulent pas les Amish c’est une fuite en avant dans la technologie et son corollaire la marchandisation du monde. Ils ont, ce que n’a pas Macron, une vision et ils pilotent leur société en regardant le long terme. Et si donc, Jupiter avait, sans hypostasier un modèle qui a aussi ses limites, à  apprendre des Amish ?

Je me souviens d’une nouvelle de sciences fictions que j’avais du lire dans les années 70, peut être dans les chroniques martiennes de Ray Bradbury (si quelqu’un peut me le confirmer je suis preneur) qui posait exactement la question.

En fait une expédition spatiale rentrait sur terre après un périple de 40 ans dans l’univers. 40 ans pour les spationautes, 400 pour les terriens, relativité oblige.

Les   hommes qui rentraient chez eux échangeaient entre eux « ouahouu que va t-on découvrir, la civilisation que l’on a laissé était avancée, celle que l’on va retrouver doit être extra ordinaire; on va en prendre plein les yeux ».

Le vaisseau se pose près d’une ferme. Les hommes descendent et la première chose qu’ils voient: un homme laboure son champ avec un cheval ! Silence, calme, lenteur, sérenité…

Ils sont atterrés (si j’ose dire) : quelle régression ! Que s’est il passé? Ils sont revenus à la lampe à huile!

Et puis, je passe les anecdotes intermédiaires, un homme se blesse gravement.

Alors, le paysan ouvre une grange où est abritée une machine extraordinaire qui transporte, à la vitesse de la lumière, le blessé dans un hôpital à la technologie de pointe.

Voilà la réalité d’une civilisation « Amish », d’une civilisation tout court.

Ce qu’il faut, juste ce qu’il faut, mais tout ce qu’il faut pour vivre dans une frugalité heureuse.

C’est à dessein que j’utilise ce mot raillé de frugalité. Il évoque la légèreté, l’agilité aussi bien physique, qu’intellectuel, qu’éthique. Il marque l’inverse de notre civilisation du trop-plein marquée par le toujours plus, dénoncé par le film « La grande bouffe », ,au point de développer les maladies obscènes de la surabondance.

« L’homme est lourd » disait Celine, ce grand expert en derniers hommes…Jupiter l’alourdit encore un peu plus.

Lucien Lemaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.